A l’heure où 9% de la facture d’électricité des ménages part dans l’éclairage, promouvoir des ampoules qui consomment quatre à cinq fois moins que les incandescentes, devient plus qu’un enjeu, c’est désormais un objectif planifié.

 

Un marché en pleine révolution qui continue son expansion

Apparues il y a plus d’un siècle, les ampoules incandescentes sont désormais obsolètes, fortement concurrencées par des produits plus performants et surtout beaucoup moins « gourmands » en énergie : les fluo compactes, dites à économies d’énergie.
Avec un chiffre d’affaires sur 2008 de 337 millions d’euros, le marché des ampoules grand public se développe de 7%, avec comme moteur de cette croissance les ampoules fluo compactes à «économies d’énergie » (+19%). A l’inverse, les incandescentes poursuivent leur régression : -7% de chiffre d’affaires et -9 % en volume.

 

La fin d’une technologie prochainement programmée et déjà amorcée
356 références incandescentes ont disparu du marché cette année lorsque les ampoules à économie d’énergie en comptent 239 supplémentaires. L’enjeu actuel est de permettre aux utilisateurs de trouver une équivalence entre les technologies (en terme de design, d’adaptabilité de l’ampoule…) et donc d’avoir le choix en rayon.
70 % des volumes vendus risquent de se reconvertir pour laisser la place aux nouvelles technologies, qu’elles se nomment ampoules fluo compactes, halogènes ES ou LED.

 

Les réformes issues du Grenelle de l’environnement : un impact chiffré
Sur les 3 400 références d’ampoules incandescentes identifiées par GfK en France, 11% d’entre elles doivent disparaître dans les six prochains mois. Le Grenelle de l’environnement préconise l’arrêt des ventes en magasin des ampoules d’une puissance supérieure ou égale à 100 watts, de classe énergétique D, E, F ou G à fin juin 2009.
En France, le coeur du marché est constitué des 40 / 75 watts (65 % des références en incandescentes), dont le retrait est recommandé en 2011, pour les 40 / 60 watts, et 2010 pour les 60 / 75 watts.

Ces changements viennent également d’être alimentés par la directive européenne du 1er septembre 2009 qui préconise l’arrêt des ampoules non claires (dépolies) ; ce qui représenterait près de 1 230 références supplémentaires à supprimer des linéaires pour les incandescentes.

Ce retrait progressif des ampoules trop consommatrices en énergie, aura également un impact sur les halogènes « classiques ». GfK estime que 34% des références halogènes pourraient être concernées par les premières mutations à venir, ces dernières entrant dans les classes énergétiques C, D, E ou F ou étant dépolies.

Toutefois, reste encore un nouvel essor pour les halogènes : la technologie « ES » (« Energy Saver » : à économie d’énergie). Dotées d’une composition innovante, elles sont apparues il y a près d’un an et semblent présenter un bon compromis pour le consommateur avec une économie en énergie de l’ordre de 30% à 50%. Les ventes connaissent une nette accélération depuis juin 2008 et représente, à court terme, 17% du chiffre d’affaires des halogènes.

Il existe une autre technologie innovante et en pleine croissance sur l’éclairage : les LED (diodes électroluminescentes) qui ont représenté un chiffre d’affaires annuel de plus de 8 millions d’euros et offre un potentiel technologique important : amélioration du rendement lumineux, applications toujours plus variées, design et usage innovants.

 

GSB versus GSA : un rayon différent mais une orientation commune
Les Grandes Surface de Bricolage sont depuis longtemps les précurseurs en termes d’innovation et de « théâtralisation » des rayons. Ce type de grandes surfaces privilégie les nouvelles technologies et diminue de façon drastique la part accordée aux incandescentes.

Les économies d’énergie ont devancé depuis longtemps les incandescentes dans la structure des ventes des GSB. A noter aussi en GSB le chiffre d’affaires des halogènes est désormais supérieur à celui des incandescentes.
La mutation technologique est bien en route avec des incandescentes qui laissent leur place aux économies d’énergie, ainsi qu’aux halogènes… et demain aux LED ?

 

A propos du Groupe GfK
Le Groupe GfK se classe au 4ème rang mondial des instituts d’études marketing. Ses activités couvrent trois domaines : Custom Research, Retail and Technology et Media. GfK compte plus de 115 filiales réparties sur 100 pays. Au 30 septembre 2008, l’effectif global était de 10000 employés. Pour en savoir plus, visitez le site Internet : www.gfk.com. En France, le Groupe GfK a réalisé un chiffre d'affaires consolidé en 2007 de 94 millions d'euros et compte 611 personnes.