Photo prise le mercredi 24 octobre 2007 au Salon de la Copropriété et de la Gestion de Biens

Cet ouvrage phare et un document choc dont la mission est d’interpeller nos élus, ce livre met en évidence plusieurs constats inquiétants vécus dans ce secteur de l’immobilier, et ce, tant en France qu’au Québec. Sans complaisance ni faux-fuyant, ses auteurs, Maîtres Yves Joli-Coeur et Olivier Brane, respectivement avocats à Montréal et à Paris, envoient un véritable signal d’alarme qu’il faut prendre très au sérieux.

« Si rien n’est fait immédiatement pour corriger une situation devenue précaire, que ce soit au Québec ou chez nos cousins français, ce mode d’habitation risque de se diriger droit dans le mur », de dire sans ambages Maître Joli-Coeur. Les conséquences pourraient aller de la dégradation sévère des immeubles à la faillite technique, sans compter une érosion potentielle du tissu social urbain. « Or, à l’heure actuelle, quelque 50% des populations de la planète vivent dans les villes, là où le développement en copropriété risque d’être le plus fertile », indique encore Maître Joli-Coeur.

Mais au milieu de la tourmente se profilent des pistes de solution. À la lumière d’un laisser-aller parfois irréversible au chapitre de l’entretien des immeubles, et d’un faible sens du « devoir » de certains copropriétaires, il y a urgence de légiférer, sans quoi, la perte de confiance de la population surviendra tôt ou tard.

À l’heure actuelle, les copropriétaires ne sont pas suffisamment impliqués dans leur immeuble. Ils adoptent plus souvent qu’autrement l’attitude de locataires qui paient des frais mensuels, en oubliant qu’en fait, ils sont les propriétaires des lieux. Conséquence : un taux d’absentéisme élevé lors des assemblées générales des copropriétaires. Il en résulte une mauvaise gestion du bâtiment, son dépérissement accéléré et une détérioration évidente de la vie en copropriété.