Blogimmeuble

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jeudi, février 12 2009

La crise immobilière n’empêche pas les bonnes actions : un acteur français de l’immobilier commercial se fait mécène de la rénovation de l’Ecole des Beaux Arts

« Je pense qu’il est de notre devoir de rendre à la société directement  et sans l’intermédiaire de l’Etat, une partie de ce que la société et le pays nous ont apporté » John Fitzgerald Kennedy ? Barack Obama ? Philippe Journo, PDG de la Compagnie de Phalsbourg, l’un des groupes leaders du secteur de l’immobilier commercial. Convaincu du rôle de l’entreprise sur le cadre de vie,  Philippe Journo a décidé de consacrer annuellement près de 20% de ses revenus personnels et des profits du groupe Compagnie de Phalsbourg à des actions citoyennes.

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vendredi, février 6 2009

La coopérative ORPI certifiée ISO 9001 pour le service à ses adhérents

ORPI, le 1er réseau immobilier de France, vient de recevoir par Bureau Veritas la certification ISO 9001 pour l’ensemble de l’organisation de son siège et la  gestion de ses relations avec ses agences. Avec cette démarche qualité, la coopérative poursuit encore l’amélioration de ses méthodes dans le but de  soutenir toujours plus efficacement ses adhérents.

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mercredi, janvier 21 2009

Les coopératives d'habitants : une innovation citoyenne

Une société coopérative d’habitants regroupe des personnes qui veulent gérer et améliorer, ensemble, les logements qu’ils occupent dans un même immeuble ou sur un même terrain. Les valeurs fondamentales sont la propriété collective, la sortie du système spéculatif et la démocratie.

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mercredi, décembre 24 2008

Une petite boîte pour alléger les factures d’électricité et les émissions de Co2

La société Voltalis a mis au point une technologie nouvelle, objet d'un brevet international matérialisé par son boîtier "BluePod", qui permet de piloter finement les consommations électriques en grand nombre et en temps réel et dont résulte un avantage économique pour chacun et un bénéfice écologique pour nous tous.

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dimanche, juillet 8 2007

Les démarches à suivre pour végétaliser un mur à Paris

A ce jour, une quarantaine de murs ont déjà été réalisés. Une vingtaine de murs vont être réalisés dans le courant du mois de novembre sur la base d’une structure de câbles. Les jardins verticaux protègent un mur en apportant une régulation thermique du bâtiment par la création d’une couche d’air isolante en évitant la montée excessive de la température, une protection et une ventilation de la façade en constituant un bouclier naturel contre les rayons ultra-violets et les pluies battantes. Une centaine d’adresses, repérées par les conseils de quartier, les mairies d’arrondissement ou les agents des parcs et jardins, sont actuellement à l’étude.

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mercredi, février 21 2007

Connaissez-vous le concept de l’appartement évolutif ?

Ce concept est intéressant et prend en compte toutes les étapes de votre vie et de vos besoins à un moment donné. Fallait-il encore le prévoir dès la conception de l’immeuble et convaincre les promoteurs.

De quoi s’agit-il ?

Vous achetez une surface habitable qui peut être soit un grand appartement divisible en deux logements ou deux appartements distincts réunis pour n’en faire plus qu’un. L’acquisition de l’appartement évolutif se traduit par l’achat de deux lots de copropriété distincts. Un 3 pièces pourra se transformer en un 2 pièces + un studio ou un 4 pièces en un 3 pièces + 1 studio ou 2 x 2 pièces ... Votre appartement est conçu dès le départ dans cette éventualité avec par exemple une 2ème entrée qui permet la totale indépendance du logement secondaire et un espace de communication équipé d’un kit de réunion ou de séparation. La conception initiale permet une réversibilité rapide sans travaux importants et sans accord préalable de la copropriété.

Pour répondre à quels besoins ?

Vous allez pouvoir faire face à vos projets et adapter votre logement à vos besoins du moment. Si vous êtes un jeune couple avec l’envie de fonder une famille, vous pouvez acheter un plus grand appartement dès le départ en louant l’appartement secondaire avec l’idée de le récupérer plus tard. Vous pouvez aussi installer dans l’appartement secondaire vos parents âgés ou votre enfant étudiant. Accueillir une jeune fille au pair ou une aide à domicile. Lorsque vos enfants ont quittés la maison, vous pouvez envisager de vendre l’appartement secondaire ou de le louer.

A la revente de votre appartement, vous pouvez choisir de vendre un grand lot ou deux petits en fonction de la conjoncture. Ce concept présente de nouvelles opportunités pour l’investisseur qui peut choisir de louer ou vendre son ou ses appartements et optimiser la plus-value à la revente, il sera toujours en phase avec la demande locative ou le marché.

Ce concept s’appelle "EVOLUVIE", il a fait l’objet d’un brevet français et européen.

Vous pouvez me contacter pour avoir plus d’informations sur les spécificités techniques et administratives de ces appartements. Les possibilités d’investissement et d’acquisition dans les programmes immobiliers en cours. Laissez vos coordonnées sur la messagerie info@mon-immeuble.com

samedi, novembre 11 2006

Comment investir dans le développement durable ?

Il serait temps que le gouvernement se soucie de notre environnement et propose des solutions financières pour que le citoyen responsable puisse lui aussi contribuer à lutter contre l’effet de serre et s’engage à préserver nos ressources naturelles et énergétiques.

C’est dans cet esprit que Dominique de Villepin a annoncé le 4 octobre 2006 la création d’un « livret développement durable » en élargissant le champ d’emploi des ressources du Codévi. Jusqu’à présent les dépôts sur ce livret (49 milliards d’euros à la fin juin) servaient au financement des petites et moyennes entreprises. Les particuliers pourront alors obtenir des prêts avantageux pour réaliser des travaux d’isolation ou acheter un chauffe-eau solaire. Ce dispositif remonte le plafond des dépôts, il passe de 4.600 à 6.000 euros. Ce différentiel devrait dégager 10 milliards d’euros de ressources. Petit rappel sur le Codévi, il est rémunéré à 2,75% mais vous ne payez pas d'impôts ni de prélèvements sociaux sur les intérêts. Les sommes placées sur votre Codévi restent totalement disponibles.

D’autres investissements s’offrent à nous alors que nous prenons conscience que 80% de la consommation énergétique mondiale reposent sur des énergies épuisables et génératrices de pollution (les réserves de pétrole sont d’environ 2275 milliards de barils pour une consommation croissante d’environ 90 millions de barils/jour). Vous pouvez en effet investir dans les énergies renouvelables. Ces énergies ont de nombreux avantages car elles limitent l’émission de gaz à effet de serre et contribuent à la diminution de la dépendance énergétique.

Le protocole de Kyoto (signé en 1997 et confirmé au sommet de Johannesburg) impose à chaque pays européen de réduire sa production de gaz à effet de serre d’au moins 8% par rapport au niveau d’émission de 1990. Une directive européenne porte alors la part des énergies renouvelables à 21 % d’ici à 2010. La loi de programme sur l’énergie en France se donne les moyens de ses ambitions en imposant à EDF le rachat de toute la production d’électricité éolienne (loi du 13/07/2005). Savez-vous que le marché européen représente 71% du marché mondial et apporte de l’énergie à 15 millions de foyers. Le gouvernement français se fixe un objectif de 10.000 Mégas Watts d’ici 2010.

Vous avez aujourd’hui la possibilité d’investir dans l’éolien. Avez-vous entendu parlé du « F.I.P. Energies Renouvelables » ? Le F.I.P., Fonds d’Investissement de Proximité a été instauré par la loi Dutreil du 1er Août 2003 pour l’initiative économique. Ce dispositif à pour objectif initial de permettre le financement des PME régionales. Le F.I.P.E.N. est le premier F.I.P. en faveur des énergies renouvelables.

Cet investissement est rentable avec un rendement possible supérieur à 10%. De plus il permet de bénéficier d’une réduction d’impôt immédiate de 25% de l’investissement brut dans la limite de 12.000 euros pour un célibataire et 24.000 euros pour un couple avec une exonération des plus values après 5 ans (hors CSG/CRDS). Pour cela vous devez souscrire un minimum de 1.575 euros (3 parts à 500 € + frais de gestion). Les frais de versements sont de 5% et ceux de gestion de 3,9%.

Alors devenez écologiquement responsable en diversifiant votre patrimoine !

mardi, mars 21 2006

Caméras cachées, individus floutés, comédiens … Halte aux reportages bidonnés !

 

Les téléspectateurs aiment les documentaires et les reportages « vérités ». Les producteurs d’émissions l’ont bien compris et répondent largement à cette attente en menant des enquêtes de terrains, en suivant les particuliers comme les professionnels dans leur quotidien, en recueillant les témoignages de Monsieur tout le monde. Ces émissions où l’on vous dévoile des secrets, où l’on piège les méchants et les arnaques font assurément de l’audience. Il ne faudrait quand même pas en abuser !

J’ai pour ma part vu récemment deux émissions « douteuses ». La première sur M6 pour vous aider à mieux comprendre le métier d’agent immobilier et la deuxième sur TF1 abordant le thème de la sécurité ou comment se protéger des cambriolages ? Vous me direz quel est le rapport entre ces deux émissions ? Elles sont diffusées sur deux chaînes commerciales et abordent des sujets d’actualités comme le boom de l’immobilier et le sentiment d’insécurité engendré par une montée de la violence dans notre pays. Et comme toujours on joue sur la corde sensible là où ça fait mal. Mais ce n’est pas tout, elles sont toutes les deux bidonnées.

Dans la 1ère émission, il s’agissait de suivre 4 agents immobiliers dans des missions impossibles : trouver la perle rare, répondre au mieux aux exigences du client (situation géographique du bien, prix raisonnable, bon état, surface minimale …), trouver une location à des jeunes filles sans ressources …. avec le sourire et la bonne humeur et une obligation de résultat. La question que vous devez vous poser c’est : comment font-ils pour réussir le pari et proposer un scénario presque parfait ? Je vous donne mon avis, les journalistes qui réalisaient ce sujet, ont juste un peu triché en utilisant les services d’un comédien, l’agent immobilier sympa, le copain a qui vous pouvez faire entièrement confiance et tout obtenir.

Dans la 2ème émission, les procédés sont différents, on est plongé au cœur de l’action. Un studio vient d’être cambriolé, la police arrive sur les lieux avec l’équipe de journalistes. On fait le tour de la pièce sans dessus dessous, les voleurs ont pris les bijoux, des CD, des vêtements mais rien d’une valeur inestimable qui nécessiterait de faire intervenir aussitôt la brigade scientifique. Eh oui, deux personnes relèvent les empreintes on se croirait dans un remake de la série « Les experts ». Toujours plus fort, on vous explique les arnaques des serruriers, vous savez ceux qui mettent des prospectus dans vos boîtes aux lettres. Un exemple, vous claquez votre porte d’entrée en laissant les clés à l’intérieur. Paniqué vous appelez une société de « serrurerie dépannage ». Le professionnel arrive, il ne peut rien faire ou plutôt il doit changer toute la serrure, la note est douloureuse pas moins de 400 euros. C’est une arnaque car une simple radiographie glissée entre la serrure et le portant suffit accompagné d’un bon coup de pied à ouvrir votre porte. Jusque là vous me direz c’est plutôt instructif mais c’est là que ça devient intéressant. On veut aller plus loin et piéger le méchant. Alors les journalistes d’investigation utilisent le procédé de la caméra cachée. On se met dans la peau d’un ouvrier serrurier qui répond à une offre d’emploi dans une de ces sociétés de serrurerie arnaqueuses. Et là vous avez la totale, un patron qui vous reçoit et que l’on a flouté bien entendu et qui vous révèle ses méthodes d’escroc en vous assurant que chez lui vous allez gagner beaucoup d’argent si vous appliquez les consignes. La méthode est approuvée, pour obtenir les aveux d’un « méchant », vous devez faire parler un personnage en caméra cachée, en prenant bien soin de le flouter. Il vaudrait mieux que l’on ne reconnaisse pas notre comédien, il pourrait bien encore servir !

mercredi, décembre 7 2005

Révélation sur la dette française, en attendant les préconisations

 

Une mission a été confiée à Michel Pébereau, président de BNP Paribas, afin de sensibiliser l'opinion à l'ampleur de la dette de l'Etat. La première partie du rapport Pébereau devrait revenir en détail sur les raisons de l'explosion de l'endettement de la France au cours des vingt dernières années. La seconde sera réservée aux préconisations.

A l'occasion du Forum européen des marchés de taux, à Paris le 28 novembre dernier, le ministre de l'Economie et des finances, Thierry Breton, a commencé à préparer le terrain à la publication du rapport en tirant la sonnette d'alarme sur l'endettement de la France. En effet, la dette de la France dépasse les 2.000 milliards d'euros, un chiffre bien supérieur aux 1.100 milliards officiellement affichés. Car selon les normes comptables internationales il faut intégrer les engagements hors bilan de 450 milliards d'euros au titre des droits à la retraite des fonctionnaires et de 450 milliards pour ceux du personnel hospitalier et des fonctionnaires des collectivités territoriales. Ces 900 milliards d'euros supplémentaires seront à financer un jour ou l'autre. En 20 ans nous n’avons cessé d’augmenter le nombre de fonctionnaires pour arriver à un chiffre de plus d’un million aujourd’hui.

Comme le dit le ministre de l’Economie, «une dette, ce n’est pas honteux, c’est normal. Cela devient un problème quand on ne sait pas comment faire pour rembourser». Il est temps de dire la vérité aux Français, on ne pourra plus mener une politique expansionniste de la dette publique, il va falloir se serrer la ceinture. Les chiffres sont toujours là pour nous le rappeler, la dette publique française dépasserait les 120% du PIB.
Aujourd’hui, le constat est le suivant, le service de la dette française absorbe la quasi-totalité des recettes d'impôt sur le revenu.
Thierry Breton a d’ailleurs déclaré à ce sujet « qu'il faudra peut-être que nous réduisions nos nouvelles dépenses pour couvrir les intérêts de la dette, aujourd'hui, nos recettes fiscales sont juste suffisantes pour payer les intérêts de la dette. Si ce n'est pas normal, comme je le pense, on doit réduire nos dépenses. »

On peut se demander comment on en est arrivé là ? Comment peut-on passer à une dette de 20 % du PIB dans les années 1980 à une dette de 120 %, une génération plus tard. On peut aussi se demander pourquoi certains pays européens font 3% de croissance et plus et la France seulement la moitié ! Notre modèle économique qui a bien fonctionné pendant 40 ans est obsolète depuis les années 90. Ce modèle reposait sur de grandes organisations nationales industrielles et scientifiques qui ont du se remettre vivement en question pour faire face à la mondialisation de l’économie.

Toute la difficulté consiste à l’adaptation de notre société qui souhaite continuer à financer son modèle social tout en restant dans la compétition. Pour reprendre les termes de Thierry Breton « il faut prendre des mesures pour augmenter la croissance », « il faut que les Français comprennent pourquoi il est essentiel de faire des efforts budgétaires permanents, de stimuler la croissance par tous les moyens et de continuer à vendre les actifs non stratégiques de l'État» ».

Pour cela il ne faut pas tarder à installer les fondations des nouveaux moteurs de l’économie : développer l’effort d’innovation, créer des pôles de compétitivité, reconsidérer la politique de l’énergie, proposer un modèle d’économie à « développement durable »…

vendredi, novembre 25 2005

Paraboles collectives : vers une nouvelle redevance imposée par les sociétés de droits d'auteur

 

Le 1er mars 2005, la première chambre civile de la cour de cassation a rendu un arrêt concernant le syndicat des copropriétaires de Parly2, une copropriété de 7500 logements. Un arrêt qui fait jurisprudence, marquant un tournant en matière de réception audiovisuelle. Les copropriétés utilisant des paraboles collectives sont désormais assimilées à des cablo-opérateurs et devront payer à ce titre des droits d'auteur pour toute retransmission d'oeuvre musicale ou audiovisuelle. Coût supplémentaire moyen par logement et par an : 8 €. Pour les sociétés d'auteurs, le pactole se chiffrerait en dizaines de millions d'euros.

Il était reproché à la copropriété d'avoir équipé 17 de ses 37 résidences de paraboles collectives diffusant des chaînes satellitaires. Les magistrats ont considéré que cette installation contrevenait au code de la propriété intellectuelle en permettant la diffusion d'oeuvres audiovisuelles par le biais d'antennes « captant divers satellites permettant la réception des chaînes françaises et étrangères et en assurant la retransmission de ces chaînes au moyen d'un réseau câblé interne à chaque immeuble auprès de l'ensemble des résidents, lequel excède manifestement le cercle de famille et constitue un public au sens du code de l'article L122-2 du code de la propriété intellectuelle ».

Cette décision revient à admettre qu'un appartement privé bénéficiant d'une diffusion collective est traité comme une chambre d’hôtel ou une salle de spectacles. Une copropriété ne réalise aucun chiffre d'affaire, aucune opération commerciale en permettant l'équipement d'antennes paraboliques collectives.

Cette décision a pour conséquence d’alourdir sans justification les charges des résidents pour pouvoir regarder les chaînes gratuites alors qu’ils s’acquittent par ailleurs de la redevance audiovisuelle et que les chaînes versent elles-mêmes déjà des redevances auprès des sociétés représentant les titulaires des droits. Au moment où les immeubles s'efforcent de limiter la prolifération d'antennes paraboliques défigurant les façades, une telle décision ne pourra que freiner le développement du collectif, souhaité par les pouvoirs publics et encourager la multiplication d’antennes individuelles.

Le législateur pourrait toutefois remédier à cette situation en précisant par amendement le régime applicable aux antennes collectives en matière de droits d’auteur. Un projet de loi relatif « au droit d’auteur et aux droits voisins dans la société de l’information » est en discussion, il a essentiellement pour objet de transposer une directive européenne (directive n°2001/29 du 22 mai 2001). Son article premier qui ajoute un sixième paragraphe à l’article L 122-5 du Code de la propriété intellectuelle visant l’acte de « reproduction » d’une oeuvre, paraît particulièrement répondre à la situation. La commission des finances a d’ailleurs déposé un amendement n°50 permettant de préciser que le réacheminement d’un signal télédiffusé, par un réseau interne d’un ensemble d’immeubles, à partir d’une antenne collective, ne constitue pas une télédiffusion distincte et ne constitue pas dès lors une représentation donnant lieu à une nouvelle perception de droits.

L'enjeu, à l'échelle de la France, est de taille, car, sur six millions de copropriétés, deux millions sont dotées d'antennes collectives, sans compter près d'un million de logements sociaux sur les trois millions que compte le parc HLM. Les très grandes résidences sont particulièrement visées.

A quand la création d'une nouvelle taxe sur l'audiovisuel ?

Cour de Cassation - Chambre civile 1 Audience publique du 1 mars 2005 / N° de pourvoi : 02-17391
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnDocument?base=CASS&nod=CXCXAX2005X03X01X00105X000>

http://www.assemblee-nationale.fr/12/rapports/r2349.asp

mardi, novembre 22 2005

Le cauchemar de l'immobilier

 

Hier soir j'ai regardé une émission de télévision « Complément d’enquêtes » sur France 2 intitulé « Immobilier : la gueule de bois ? » présentée sous forme de petits reportages. On y parlait des nouveaux endettés de l'immobilier. Je croyais en connaître un rayon sur le boom de l'immobilier et la flambée des prix, je pensais qu'on allait encore tomber dans les clichés du « faut-il investir maintenant ? » au contraire pour une fois on abordait les vrais problèmes et on touchait de près certaines vérités.

C’est une aubaine pour les plus pauvres, les banques prêtent à bon prix, les taux d’intérêts sont de plus en plus bas , le rêve d’être propriétaire est enfin à portée de tous à condition de s’endetter à vie sur 20 – 30 voire 50 ans. Vous pouvez même vous endetter sur plusieurs générations ! Dans un reportage on donne l’exemple d’une femme élevant seule ses deux enfants qui habite un petit logement en rez-de-chaussée de 40 m2, pour gagner 10 m2 de plus elle n’hésitera pas à s’endetter à hauteur de 38% de son budget mensuel sur une durée de 30 ans (elle terminera son prêt à 68 ans, sans l’assurance d’avoir les mêmes revenus). On rencontre aussi un couple de jeunes (25 ans) avec un seul salaire, ils vont devenir propriétaire sans aucun apport personnel et acheter un deux pièces où tout est à refaire pour 150.000 euros. Ils vont emprunter la totalité de la somme sur 30 ans, ils vont payer à peu près le même montant en remboursement que leur loyer actuel mais dans 30 ans ils seront propriétaires !

En fait aujourd’hui tout le monde ou à peu près peut obtenir un prêt immobilier à la banque, on peut même être financé à 100%, certains foyers ont mêmes plusieurs prêts à la consommation dans différentes banques en parallèle. Et on s’étonne de l’envolée du surendettement ! Pourquoi les banques ne sont-elles pas plus encadrées ? C’est faire courir un trop grand risque à l’acquéreur.

Quand on a mis tout son argent dans l’achat de son appartement, on a plus de ressources pour réaliser les travaux, on ne peut pas payer ses charges de copropriété, on ne peut pas faire face à des dépenses imprévues. Le surendettement des ménages augmente ainsi considérablement le nombre de copropriétés en difficultés.

Mais pour en revenir aux travaux, pour réduire le coût et payer de 3 à 6 fois moins cher, la seule solution est de recourir au travail au noir. Rien de plus facile, des ouvriers polonais, ukrainiens attendent le client et proposent leur service devant les grandes surfaces de bricolage. Ils prennent de 40 à 60 euros par jour ! Mais vous pouvez tout aussi bien passer par une entreprise ayant pignon sur rue, elle sera d’accord pour un règlement en espèce sans TVA. Pour ces entreprises, c’est sans risque pour des petits chantiers de particuliers, leurs ouvriers sont déclarés, en cas de pépins, on leur attribuera un autre chantier. Dire que l’on est passé à côté du référendum pour l’Europe parce que les Français avaient peur de la concurrence sur le secteur du bâtiment des maçons polonais !

Le m2 est tellement cher à Paris que certains investisseurs ont vite flairé le filon des chambres de bonnes et des parkings. Une chambre de bonne c’est 12m2 loué 400 €/mois acheté 60.000 euros + frais de notaires + travaux mais avec des déductions fiscales intéressantes. Un investissement rentable lorsqu’on loue à un étudiant avec une caution parentale. Mais pour certains ce n’est pas un choix d’habiter dans une chambre de bonne, pour les moins fortunés, seules ces petites surfaces sont encore accessibles. Quand il n’y a pas assez de logements à loyers modérés, certaines familles n’ont pas d’autres solutions ! Dans un des reportages on peut entrer dans une chambre de 10 m2 où vivent un couple et un enfant, elle RMiste, lui chômeur, c’est peut-être mieux que l’hôtel ou le squat mais c’est la misère. Dans ces conditions tout est possible même louer sans difficulté une chambre de moins de 9m2.

Je pense que vous avez compris pourquoi cette émission s’intitulait « Immobilier : après le rêve, la gueule de bois ?»

mercredi, novembre 16 2005

La concentration des groupes d'administration de biens s'accélère : rapprochement de GESTRIM et LAMY

La compétition entre les deux premiers groupes d'administration de biens français FONCIA et PEREXIA continue et la lutte pour la première place vient d’être remportée par celui qui était le second PEREXIA.

FONCIA coté en bourse gère 19.000 immeubles en copropriété représentant 610.000 lots gérés et 166.000 lots gérés pour la partie gestion locative. FONCIA a réalisé en 2004 un bénéfice net de vingt six millions d’euros tout en confirmant ses objectifs d’une progression de chiffre d’affaire de 20% par an. Son Chiffre d'affaires au 30 septembre 2005 affiche d’ailleurs une augmentation de 20,3% assurant les objectifs pour l'ensemble de l'exercice 2005. Son extension est possible par l’ouverture de nouvelles agences (on en compte 255) sur le territoire nationale et de nouvelles implantations à l’étranger notamment en Belgique et en Suisse. Jacky Lorenzetti , Président-directeur général de FONCIA Groupe a précisé à ce sujet : « Notre rentabilité devrait également progresser grâce à l’amélioration constante de la profitabilité des cabinets anciennement intégrés et la mise aux normes des cabinets rachetés plus récemment. »

En ce qui concerne PEREXIA, filiale du Crédit Foncier de France du Groupe des Caisses d'Epargne et propriétaire de GESTRIM, gère 620.000 logements locatifs et de copropriété dans 190 agences en France et 14 en Europe. En s’assurant le contrôle de LAMY, il récupère environ 160.000 autres lots en syndic et une soixantaine d'agences. Ces deux grands groupes interviennent déjà dans 20% du parc de logements en copropriété.

Ce mouvement de concentration est très critiqué par les organisations de consommateurs, l'ARC (Association des responsables de copropriété) en tête car la logique de développement de ces grands « cabinets » induit des objectifs de rentabilité financière qui peuvent être en contradiction avec les intérêts des copropriétaires et qui se traduisent en pratique, selon ces associations, par une dégradation du service aux copropriétaires. Les copropriétaires souhaitent avant tout un bon entretien des immeubles et une maîtrise des charges.

Bruno DHONT, directeur de l’ARC dénonce : " l’observance de " bibles " imposées par la direction des groupes, et une tarification autoritaire, avec comme conséquence pour les copropriétaires des contrats de trois ans plutôt que d’une année, une inflation des prestations particulières et une détérioration générale du service rendu ".

Les grands groupes pour leur part communiquent sur l’opportunité d’une synergie des métiers qui n’apporte que de bonnes choses pour les copropriétaires. Mais on peut se demander quels sont les objectifs de ces grands groupes et quel est l’intérêt des établissements financiers pour les cabinets de syndic ? Alors que le métier de syndic est loin d’être rémunérateur, il permet de rentrer dans les immeubles et de proposer de nombreux services annexes. Jacky LORENZETTI, président du groupe FONCIA, affiche ses objectifs : " Nous proposons à la base installée de nos 700 000 clients, outre les services classiques en gestion et en transaction, des produits et services complémentaires à forte marge et particulièrement des supports de crédits et de placements, des diagnostics techniques et des assurances ".
Ces grands groupes sont surtout intéressés par la transaction et la gestion locative des lots appartenant à des bailleurs (23% des lots en copropriété), par la gestion des trésoreries des syndicats de copropriété, par la vente de prestations aux immeubles (assurance, finances, travaux, diagnostics) réalisées par leurs filiales et à terme la vente de services aux particuliers.

Nous vous proposons de conclure avec un extrait de l’enquête menée par le " PARTICULIER IMMOBILIER " en avril 2004 : « Présenté par les syndics, le système fonctionne toujours au bénéfice des copropriétaires : primes d’assurance mieux négociées, intercalaires plus favorables chantiers mieux maîtrisés, financements plus intéressants. Oui…, mais jusqu’à quel point ? Dans le meilleur des cas, l’équilibre sera assuré : syndicats et syndics auront conclu un contrat gagnant/gagnant. Dans le pire, le syndic pourra utiliser ces procédés pour réaliser une marge substantielle tout en tenant le syndicat captif. C’est d’ailleurs le risque que pointent ceux qui réprouvent le mélange des genres. Pourtant, la multiplication des services semble elle aussi être une tendance irréversible ".

dimanche, novembre 6 2005

Le feuilleton Foncia : après le 1er épisode du « 1 euro humanitaire » voici le 2ème épisode du « manuel du parfait loueur »

Dans un premier épisode (juin 2005), Foncia propose à chacun de ses clients, bailleurs et copropriétaires, de verser 1 euro chaque trimestre, retenu sur leurs quittances ou décomptes de charges au profit de la fédération « Habitat et Humanisme ». L’objectif est d’aider cet organisme à financer son programme de maisons-relais destinées à accueillir des familles en grande détresse. Bien que pour Foncia, 82 % des clients avaient approuvé la démarche, l'UFC-Que choisir et l’ARC (Association des responsables de copropriété) avaient alors vivement réagi et même saisi la direction de la concurrence et de la consommation. On ne reprochait pas à Foncia de vouloir mener des actions généreuses pour les plus démunis mais alors pourquoi ne pas participer à de tels projets sur ses fonds propres plutôt que de prendre ses clients en otage. Foncia est donc revenu sur ses méthodes en s’excusant, par un courrier adressé le 19 septembre à ses clients, de les avoir offusqués.

Dans le deuxième épisode (novembre 2005), Foncia est épinglé par le journal « Le canard enchaîné ». Il ne s’agit plus là de Foncia administrateur de biens mais de la première société française de location d’appartements. Le journal a eu connaissance d’un manuel dont dispose chaque agent commercial de chez Foncia. Il s’agit de conseils et de consignes pour la mise en location d’un bien. Ce manuel édité en 1990 est toujours en vigueur. Mais là où cela se corse c’est que l’on y trouve un chapitre entier sur la sélection du candidat locataire. Parmi les critères de jugement pour effectuer une sélection qualitative, il est précisé que « le candidat idéal aura une tenue soignée et propre. Son comportement sera posé, réfléchi, et reflétera bonne éducation et droiture d’esprit. » Un autre critère est la nationalité du candidat qui peut poser des problèmes notamment liés « au mode de vie, de coutumes et d’usages », à ce sujet il est dit encore dans le manuel : « Par conséquent, en faisant abstraction de toute notion de ségrégation raciale ou confessionnelle à l’égard de quelque nationalité que ce soit, l’expérience nous conduit à privilégier les dossiers des candidats français ayant leurs attaches professionnelles et familiales sur le territoire. »

Conclusion : chez Foncia on ne loue pas à des étrangers qui ne donnent pas une garantie solvable française. On n’appelle pas cela de la ségrégation mais une gestion des risques zéro ! Pour faire un lien avec le premier épisode, on peut se demander si Foncia ne cherchait pas à se déculpabiliser en développant des projets caritatifs (financés par ses clients bailleurs et copropriétaires), « … financer des « logis du cœur pour les exclus » c'est-à-dire les étrangers à qui Foncia ne veut pas louer » comme ironise le Canard enchaîné.

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